L'élagage des arbres

  • Contrairement à la taille (d’une haie ou d’un arbuste par exemple), l’élagage se rapporte plutôt à des arbres déjà grands ou destinés à le devenir, mais ne consiste pas forcément à couper de grosses branches !

    Généralement l’élagage n’est pas nécessaire à la bonne santé d’un arbre sauf si il casse sous le poid de ses branches...... Il répond avant tout à nos propres besoins. On élague les arbres d’alignement en ville pour dégager les bâtiments bordant la rue ou empêcher les chutes de bois morts sur la voie publique.

    Dans un jardin privé, la plantation d’arbres trop vigoureux conduit à des soucis du même ordre, d’où l’importance de tenir compte de la taille adulte d’un sujet avant de le planter. C’est, hélas, quand il devient vraiment grand et beau que l’on en mesure soudain le danger, alors qu’il est devenu extrêmement difficile de l’élaguer sans lui enlever toute sa majesté.

    Une taille de formation permet parfois de conduire les jeunes arbres afin de les adapter à certaines contraintes, en anticipant de cette façon les interventions qui devraient être réalisées sur les sujets adultes. C’est de loin la solution la moins traumatisante.

    Cependant, quand il est impératif d’élaguer un arbre âgé, acceptez l’idée qu’un bon professionnel opère en plusieurs fois, avec précaution, au lieu de rechercher une proposition à bas prix se soldant souvent par un véritable “massacre à la tronçonneuse”.

  • La bonne période pour élaguer ?

  • Il est de tradition d’élaguer en automne, après la chute des feuilles, quand les arbres sont au repos, mais avant qu’il ne fasse trop froid et surtout qu’il ne gèle. Toutefois, on élague de plus en plus en fin de printemps et en été, parce qu’on s’est rendu compte que la cicatrisation était plus rapide à cette période.

    Une autre mauvaise période se situe au début du printemps, lors de la montée de sève, car les coupes entraînent des écoulements très importants (bouleau, noyer, tilleul, érable).

  • Pourquoi intervenir en urgence ?

  • • En cas de coup de vent, les branches mortes tombent en premier, d’où l’intérêt de les surveiller régulièrement et de les élaguer.

    • En hiver, les persistants (cèdre, pin, magnolia) offrent plus de prise au vent, surtout dans des zones exposées aux bourrasques. Ils sont naturellement plus vulnérables que les feuillus, dénudés à cette saison.

    • Les champignons lignivores apparaissant souvent au pied des arbres malades ce qui fragilise la résistance mécanique du troncs et surtout des racines il est important de procéder à une expertise arboricole.

    • Les arbres sont fragilisés par des élagages sévères (étêtage, coupe de grosses sections), qui favorisent le développement rapide de branches mal ancrées sous l’écorce qui casse en période de grand vent.